Publié le 25-09-2011
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L’apiculture en 1988 dans le département de l’Isère


En 1988, dans le département de l’Isère, 1 542 personnes (note 1), pratiquant une activité apicole (disposant d’au moins une ruche) ont été recensées mais seulement 577 disposaient de 10 ruches et plus ((tableau n° 1). Ces derniers possédaient la majorité du cheptel apicole : 19 409 ruches, soit 85 % du cheptel départemental recensé ((tableau n° 2).


Au cours de la période intercensitaire 1979-1988, le nombre d’apiculteurs a diminué (1 542 contre 2 270 en 1979, soit une diminution de 32 %). Toutefois, le nombre de ruches a augmenté de 18 % (22 645 contre 19 154 en 1979). Ainsi, a-t-on observé un accroissement du nombre moyen de ruches par « exploitation apicole » : 14,7 ruches par exploitation contre 8,4 en 1979 (tableau n° 3).


Cette évolution bigarrée s’explique par :


- d’une part, le découragement de certains apiculteurs avec la venue du varroa qui a détruit une partie des colonies et notamment les possesseurs de moins de 10 ruches : - 46 % en terme d’apiculteurs et - 38 % en terme de ruches et,


- d’autre part, la volonté d’autres de développer une activité rémunératrice et notamment les possesseurs des plus grands cheptels (100 ruches et plus) (note 2) : + 94 % en terme de ruches, passant de 5 016 à 9 709 ruches, tout en améliorant la « productivité du travail » (285,6 ruches par « exploitation apicole »).


La tranche de ruchers (20 à 50 ruches) diminue aussi bien en terme d’apiculteurs qu’en terme de ruches alors que les tranches de ruchers accolées (10 à 20 ruches et 50 à 100 ruches) augmentent au cours de la même période.


Mais, le paradoxe est également à d’autres niveaux comme le montrent les tableaux n° 4, 5 et 6. Ainsi en 1988 sur les 1 542 personnes ayant une activité apicole (ayant au moins une ruche), seulement 342 sont classées comme apiculteur (OTEX Apiculture).


Ces 342 apiculteurs possèdent 15 610 ruches, soit approximativement 70 % du cheptel départemental recensé. Leur « productivité du travail » est nettement supérieur aux autres : 45,6 ruches par « exploitation apicole » contre à peine 6. La différenciation porte seulement sur le fait que la tranche de ruchers (100 ruches et plus) n’existe pas dans les autres OTEX.


Mais même s'ils sont classés dans la même OTEX, ils présentent des différences importantes. On retrouve les 34 apiculteurs possédant 100 ruches et plus et cette catégorie est la plus importante en terme de ruches. Mais, la catégorie la plus importante en terme d’apiculteurs correspond à la tranche des ruchers (10 à 20 ruches) avec 206 personnes qui doivent disposer d’autres revenus.


Par contre dans les autres OTEX, la catégorie la plus importante correspond à la tranche de ruchers (moins de 10 ruches) aussi bien en terme de personnes qu’en terme de ruches. Cette catégorie apparaît bien comme une activité annexe à l’activité agricole.




Note 1 : ces données sont nettement inférieures à celles relatives à l'obligation de déclarer ses ruches. Pour la campagne 1993/1994, la Direction des Services Vétérinaires (DSV) de l'Isère "recensait" 3 451 apiculteurs. Ce décalage provient :

- d'une part, des règles propres au recensement de l'Agriculture et,

-d'autre part, des divisions d'exploitations apicoles "sur le papier".


Note 2 : En 1988, cette dernière catégorie d'apiculteurs, représentant un peu plus de 2 % des apiculteurs, détenaient 42 % du cheptel département recensé.


OTEX = Orientation Technico-économique de l'EXploitation

Cette orientation est obtenue en prenant en compte les différentes productions agricoles au sein de l'exploitation en leur effectuant un poids respectif.




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